Le Canal du Centre historique et ses ascenseurs à bateaux centenaires !

Canal du centre historique
Canal du centre historique. © Utopix

Le Canal du centre historique et ses ascenseurs à bateaux centenaires !

Considérés comme un pur chef-d’oeuvre du génie civil belge, le Canal du Centre historique et ses quatre ascenseurs hydrauliques forment l’un des exemples les plus remarquables d’un paysage industriel du siècle dernier. Initialement conçu pour relier le bassin de la Sambre à celui de l’Escaut et donc faciliter ainsi le transit de marchandises du Nord au Sud du pays, le Canal du Centre historique est désormais uniquement dévolu au tourisme fluvial.

Classés au Patrimoine Mondial de l’Unesco ! 

Au départ de l’ascenseur funiculaire de Strépy-Thieu, embarquez à bord de l’un de nos bateaux promenade et laissez-vous séduire par le charme bucolique du Canal du Centre historique, classé au patrimoine mondial par l’Unesco, et de ses ascenseurs hydrauliques, les seuls au monde subsistant dans leur état originel et fonctionnant avec la seule force de l’eau ! Vous franchirez l’ascenseur n°4 pour ensuite vous diriger vers l’ascenseur n°3 où une visite de la salle des machines est prévue afin de connaître les secrets de fabrication et de fonctionnement de ces ascenseurs centenaires !


Canal du centre historique (2)Canal du centre historique (2)
Canal du centre historiqueCanal du centre historique
Canal du centre historique (1)Canal du centre historique (1)

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La Ducasse de Mons

doudou combat
Le combat, dit « Lumeçon » – © WBT-Ricardo de la Riva

La Ducasse de Mons, plus communément appelée le Doudou !

Le Car d’Or vient de remonter la rampe pavée de la Collégiale Sainte-Waudru, aidé par une foule en liesse. La bonne ville de Mons connaîtra une nouvelle année de prospérité ! Ce rendez-vous populaire, ayant lieu le dimanche de la Trinité, ravira petits et grands qui adoreront se plonger dans cet univers fantastique.  La Ducasse de Mons est aussi un rendez-vous des amateurs de fête et de musique !

Les moments forts d’une ville en fête !

La Descente de la châsse de sainte Waudru, fondatrice de la cité. Elle fait l’objet d’une émouvante cérémonie, le samedi soir, dans la collégiale qui porte son nom. A travers cette séance solennelle, le Doyen confie au Bourgmestre les reliques de la sainte afin de les processionner le lendemain dans les rues de la ville. Cette tradition est scellée par l’air du Doudou entonné avec ferveur par toute l’assistance. Cet air sera scandé tout au long des festivités.

– La Procession. Le dimanche matin, la châsse est posée sur un char d’apparat, le Car d’Or. C’est le coup d’envoi d’une journée chargée d’émotions et de joies. Quelque mille cinq cents participants, répartis en une soixantaine de groupes, défilent en costumes d’époque. Ils reconstituent les confréries et les corporations qui, depuis le Moyen Age, ont fait la richesse et la puissance de la capitale hainuyère. Attelé de six robustes chevaux de trait, le Car d’Or attirera tous les regards au cours de son périple dans la cité.

– La Montée du Car d’Or. A la fin du parcours de la Procession, le public se rassemble massivement derrière le Car d’Or. Dans l’enthousiasme général, des milliers de mains hissent alors l’attelage au sommet du raidillon pavé qui longe la Collégiale. L’enjeu est d’importance : la légende dit que le Car d’Or doit gravir d’un seul élan la rampe pour éviter le malheur à la ville. La Montée ne dure qu’une vingtaine de secondes. Elle est à ce point intense qu’elle se ponctue dans une vibrante clameur du public.

– Le Combat appelé  » Lumeçon « . Les reliques de sainte Waudru ont à peine regagné la collégiale que, déjà, saint Georges se prépare à affronter le Dragon. Il est accompagné des personnages du Lumeçon : Diables et Chins-Chins, Hommes blancs et Hommes de Feuilles, Pompiers, Policiers en casques blancs ou bleus. Il est environ 12h30. Les acteurs du Combat entament alors la descente triomphante de la collégiale vers la Grand-Place (appelée la  » descente de la rue des Clercs « ). Face à l’Hôtel de Ville, des milliers de personnes se sont déjà amassées. Elles sont avides d’arracher le crin porte-bonheur qui termine la queue  » d’el biète « , le Dragon. Arrivé au cœur de la Place, saint Georges, entouré des personnages du jeu, combat le Dragon (d’abord à la lance et au sabre ; finalement au pistolet). Ce sera une demi-heure d’intense exaltation rythmée par le son frénétique du  » Doudou « . Le Dragon est enfin terrassé par saint Georges d’un dernier coup de pistolet. L’ensemble des personnages du Lumeçon rentre dans la cour de l’Hôtel de Ville. La foule enthousiaste, quant à elle, scande  » Et les Montois ne périront pas ! « .

Le destin de la cité est pérennisé. La fête peut continuer.


© WBT - Anibal Trejo combat© WBT - Anibal Trejo combat
© WBT - Anibal Trejo© WBT - Anibal Trejo
Intérieur St Waudru doudouIntérieur St Waudru doudou

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Le Carnaval de Binche : l’un des plus importants au monde !

Carnaval de Binche
Les Gilles du Carnaval de Binche. © Wu Wei XInhua

Le Carnaval de Binche : l’un des plus importants au monde !

Reconnu depuis 2003 comme Patrimoine Oral et Immatériel de l’Humanité par l’Unesco, le Carnaval de Binche est un trésor inestimable de la Province de Hainaut et de toute la Belgique en Général. Retour sur un événement social, humain et culturel hors du commun.

Une ville rythmée par son Carnaval

Ce folklore, reconnu à l’Unesco, est issu d’une longue tradition orale. Il est un véritable rite où chaque participant a la sensation d’être unique. En effet, pour les Binchois, fiers de leur ville et de leur carnaval mondialement reconnu, « Il n’y a qu’un Binche au monde  » ! 

Si vous vous rendez à Binche, vous vous rendrez compte que durant plusieurs mois, la population et la Ville prépare son carnaval qui a lieu chaque mardi gras. Une véritable communion entre chaque Binchois, qui constitue sans le moindre doute l’événement le plus important de cette charmante cité médiévale.

Un des plus anciens carnavals de Belgique

Ce type de carnaval a lieu partout dans la région du Centre, et notamment à la Louvière avec son Laetare, l’autre grand carnaval de la région. Mais c’est à Binche qu’il est le plus traditionnel et le plus ancestral (et le seul, d’ailleurs, à être reconnu à l’Unesco). Il est aussi l’un des plus anciens carnavals de Belgique ! Les premières traces écrites décrivant cet événement folkloriques remontent en effet à 1394 ! 

Le Carnaval … et le pré-carnaval ! 

Les festivités du Carnaval de Binche,  à l’instar des autres carnavals de la Région du Centre, se déroulent en deux parties : bien sur, le carnaval proprement dit, mais aussi l’avant-carnaval, qu’on appelle le temps des « soumonces » : eh oui, on fait déjà la fête les 4 dimanches avant le carnaval à Binche, au rythme des tambours ! 

Lors du mardi gras, les personnages principaux sont les Gilles, qui dansent au rythme des 26 chants traditionnels du carnaval. Ces airs sont joués par une batterie. Celle-ci est composée de cuivres, de tambours et d’une grosse caisse. En plus de danser, les Gilles bombardent les spectateurs …d’oranges sanguines ! 

Le mardi gras est immanquable à Binche : on retrouve chaque année pas loin de 500 000 personnes ! 

Serez-vous dans la cité des Gilles lors de la prochaine édition ?


Carnaval de BincheCarnaval de Binche
Carnaval de BincheCarnaval de Binche
Carnaval de BincheCarnaval de Binche

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Marche Sainte Rolende à Gerpinnes : La légendaire Sainte, reconnue à l’Unesco !

Sainte Rolende
Le pélerinage de la Châsse Sainte Rolende. © C. Vandercam

La Sainte Rolende de Gerpinnes : la légendaire Rolende à l’Unesco !

Avec ses plus de 3000 marcheurs vibrant au rythme des tambours et des fanfares, la Sainte Rolende est l’une des plus importantes marches de l’Entre-Sambre et Meuse, et incontournable pour tous les Gerpinnois et amoureux du folklore et des traditions ancestrales.  Petit tour d’horizon au Pays de Rolende.

La légendaire Rolende

Cette marche folklorique tire son origine de la Sainteté de Rolende, la sainte patronne de la Commune de Gerpinnes : en 774, celle qui était la fille du Roi de Gaule fut promise au fils du Roi d’Ecosse. Mais Rolende, refusant ce pacte, s’enfuit du palais royal pour errer de village en village dans l’entité. Elle finit son périple à Villers Poterie, où elle mourut d’épuisement. Sa dépouille fut ensuite ramenée à l’église de Gerpinnes et fut sanctifiée au XIIème siècle suite à une multitude de miracles accomplis. Depuis lors, les fidèles et marcheurs reproduisent le parcours de la Sainte avant son décès en guise de demande de protection de l’entité. Cette tradition chère au coeur des Gerpinnois est donc, au départ, d’origine religieuse. Mais, sous l’influence napoléonienne, ce folklore a evolué pour en arriver aux marches folkloriques actuelles. Voilà  l’origine de cette marche reconnue à l’Unesco ! 

Chacun dans son village avant l’apothéose à Gerpinnes-Centre

Vêtus de leur costume de l’époque napoléonienne et marchant au rythme des tambours et des fanfares, les marcheurs et leurs compagnies débutent chacun dans leur village respectif le dimanche de Pentecôte. Le pèlerinage de la Châsse Sainte Rolende débute quant à lui durant la nuit du dimanche au lundi à 3 heures du matin à Gerpinnes. Le premier village à recevoir la Châsse est Hymiée, et la Châsse passe de village en village, selon le même parcours que Rolende, et ce jusqu’à Villers Poterie, le lundi après-midi. 

Ensuite, toutes les compagnies de tous les villages se rassemblent à Gerpinnes-Centre le lundi vers 18 heures pour une magnifique procession en plein coeur du Village, composée de plus de 3000 marcheurs ! 

Un lundi de Pentecôte en apothéose à la hauteur d’un folklore magnifique et aimé de tous les Gerpinnois ! 

Sainte RolendeSainte Rolende
Marche Sainte rolendeMarche Sainte rolende
Sainte Rolende GerpinnesSainte Rolende Gerpinnes

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Le Grand Hornu : du charbonnage au Centre d’Innovation et Design !

Grand Hornu
Le site du Grand Hornu. © Utopix

Le Grand Hornu : du charbonnage au Centre d’Innovation et Design !

Installé au cœur de la Province de Hainaut, à quelques kilomètres des villes de Mons et Valenciennes, le Grand-Hornu compte parmi les plus beaux lieux de la Révolution industrielle. Ancien complexe minier érigé entre 1810 et 1830 par Henri De Gorge, capitaine d’industrie d’origine française, le Grand-Hornu constitue un véritable projet de ville, exemple unique d’urbanisme fonctionnel sur le continent européen au début de la Révolution industrielle.

Le Grand Hornu, symbole de l’industrie du Charbon dans le Hainaut

Construit dans le goût néoclassique, le site du Grand Hornu comprend les ateliers et bureaux du charbonnage, la cité ouvrière de quelque 450 maisons exceptionnellement confortables pour l’époque, dotées chacune d’un jardin privatif, et la résidence des administrateurs, appelée château De Gorge.

La cité ouvrière est également dotée d’une école, d’un hôpital, de places publiques, d’une bibliothèque, d’une salle de danse, …

Pour concrétiser son rêve ambitieux, Henri De Gorge fait appel à l’architecte tournaisien Bruno Renard. Il se référera, pour la construction de l’ensemble, aux principes de l’idéal communautaire défendus par certains théoriciens et utopistes de l’époque.

Devenu symbole de l’industrie du charbon dans tout le Hainaut belge et français, le Grand-Hornu fut aussi un fabuleux laboratoire technologique. Henri De Gorge utilise en effet de nouvelles techniques d’extraction et de nouvelles machines à vapeur. De plus, il innove et installe, en 1830, le premier chemin de fer hippomobile du pays pour soutenir le développement économique de l’entreprise.

Abandonné, il devient un site touristique majeur

Le Grand-Hornu reste en activité jusqu’en 1954. L’exploitation industrielle s’arrête et le site est abandonné. Lorsqu’à la fin des années soixante une poignée de passionnés de patrimoine se battent pour sauver le site d’une destruction programmée, ce dernier n’est plus que l’ombre de lui-même, dévasté par le temps et le vandalisme. De plus, en 1969, il fera l’objet d’un Arrêté royal de démolition visant son arasement total.

En 1971, l’architecte Henri Guchez assure définitivement son sauvetage en le rachetant. Il démarre une première phase de rénovation et y installe ses bureaux. C’est la Province de Hainaut qui, en 1989, entame la deuxième phase des travaux de rénovation lorsqu’elle rachète le site à l’initiative de Claude Durieux, alors Député permanent. Dès 1984, l’asbl provinciale Grand-Hornu Images y avait installé ses bureaux et poursuit depuis sa triple mission : patrimoniale, touristique et culturelle. Elle inscrit le Grand-Hornu en bonne place dans les grandes associations internationales du patrimoine et développe sur le site une programmation culturelle afin de lui insuffler une nouvelle vie et le faire redécouvrir au public sous un jour nouveau.

Aujourd’hui : reconnu Unesco et devenu centre d’innovation et de design ! 

Depuis 2012, il est classé par l’UNESCO sur la liste du Patrimoine mondial de l’humanité avec les sites de Bois-du-Luc, le Bois du Cazier et Blegny-Mine. 

Le 1er décembre 2014, Grand-Hornu Images est devenu le CID – centre d’innovation et de design au Grand-Hornu. Il a pour ambition de promouvoir le design contemporain à travers une programmation d’expositions et d’activités de médiation mettant en valeur l’innovation, la recherche expérimentale, l’émergence de nouveaux thèmes et horizons de recherches dans les secteurs du design, de l’architecture et des arts appliqués.


Grand HornuGrand Hornu
Grand HornuGrand Hornu
Grand HornuGrand Hornu

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Le Bois du Cazier, pour ne jamais oublier

Le Bois du Cazier
Le site du Bois du Cazier. © Isabelle Harsin

Le Bois du Cazier : Pour ne jamais oublier

Site minier majeur de Wallonie reconnu au Patrimoine Mondial de l’Unesco, le Bois du Cazier fut le lieu de la catastrophe de Marcinelle, où 262 Gueules Noires périrent. Cet accident fut l’illustration de la condition des immigrés en Wallonie, plus particulièrement les Italiens. Aujourd’hui, le Bois du Cazier est un lieu mémoriel incontournable du Pays Noir et de Wallonie.

Une catastrophe majeure

Le 8 août 1956 à 8h10, un incendie se déclare dans la mine du Bois du Cazier, où 275 hommes étaient descendus pour travailler. Cet incendie ravagea la mine, et laissa les familles de ces mineurs sans nouvelles. Celles-ci, des jours durant, s’accrochent aux grillages du charbonnages pendant les opérations de sauvetage en espérant une issue favorable. Le 23 août, le verdict tombe et est sans appel : la catastrophe du Bois du Cazier aura causé la mort de 262 personnes. 

Le Bois du Cazier, symbole de l’immigration italienne

Sur les 262 victimes, on déplore la mort d’hommes de 12 nationalités différentes. Mais cette catastrophe mit en lumière plus particulièrement les Italiens, qui périrent au nombre de 190. Cela mit en lumière leurs conditions de travail difficile, mais aussi leurs conditions de vie, eux qui ont quitté leur famille en Italie pour s’installer en Belgique, entassés dans des baraquements en tôle. Le courage de ces Gueules Noires a contribué à faire de Charleroi et du Hainaut en général une terre prospère.

 

https://www.youtube.com/watch?v=OBD1GlsX3SM

Le Bois du Cazier, site majeur de Charleroi et de Wallonie

Ouvert au public en 2002 en tant que Musée, attraction touristique et lieu de mémoire, le Bois du Cazier est reconnu au Patrimoine Mondial de l’Unesco en 2012. On y retrouve un parcours retraçant le passé industriel de la Wallonie, de la mine au verre en passant par le fer. Il accueille plus de 60 000 personnes par an et rend hommage quotidiennement aux travailleurs tragiquement disparus, mais aussi aux travailleurs du monde entier. Pour ne jamais oublier.


Le Bois du CazierLe Bois du Cazier
Le Bois du CazierLe Bois du Cazier
Le Bois du CazierLe Bois du Cazier

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Le Mundaneum, le Google de papier !

Mundaneum
Le Mundaneum, reconnu à l’Unesco © Frederic Raevens

Mundaneum  : L’ancêtre de Wikipédia 

Vous êtes-vous déjà demandé comment les données du monde entier étaient recensées avant l’arrivée d’Internet ? Venez y découvrir la réponse au Mundaneum, surnommé aussi « Google de papier » (par Le Monde) ou encore « The web time forgot » (par le New York Times).

Un lieu qui contient la connaissance universelle …

À la fin du XIX ème siècle, Henri La Fontaine et Paul Otlet ont eu l’idée visionnaire de collecter et indexer l’intégralité de la connaissance sur terre et de la partager à grande échelle. Le Mundaneum s’est installé à Mons en 1998 et est accessible au grand public depuis.

La fonction première du Mundaneum était de réunir en un lieu toutes les connaissances du monde. Aujourd’hui, cet énorme répertoire bibliographique contient des supports sous différentes formes, entre autres des livres et journaux venant du monde entier.

Désormais reconnu par l’Unesco !

Aujourd’hui centre d’archives et espace d’expositions, le Mundaneum conserve donc un précieux héritage documentaire composé de livres, d’affiches, de cartes postales, de plaques de verre, de journaux et des millions de fiches du Répertoire Bibliographique Universel, reconnu par l’Unesco.


Entrée MondaneumEntrée Mondaneum
Munadenum intérieur visiteMunadenum intérieur visite
MundaneumMundaneum

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Bois du Luc

Bois du Luc
Le Châssis à molette du Bois du Luc. © Guy Focant

Le Bois du Luc, l’un des 3 sites miniers Unesco du Hainaut ! 

Inscrit sur la Liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO, le site minier du Bois-du-Luc est un témoignage exceptionnel de l’ère industrielle. Exceptionnel de par l’intégrité et l’authenticité de son héritage patrimonial, illustration éloquente de l’impact de l’industrialisation aux niveaux technique, paysager, architectural et social.

 

Le site minier appartient à l’histoire d’une société charbonnière qui se distingue par sa longévité. Née en 1685, elle ferme ses portes en 1973.

C’est en 1846 que s’ouvre la Fosse Saint-Emmanuel dans le lieu-dit du Bois-du-Luc. Celle-ci forme le noyau fondateur d’un complexe industriel et social remarquablement conservé. A la suite des grèves de 1893, les lieux de travail sont protégés par des portes à guillotine qui assurent une fermeture rapide et hermétique en cas de menaces de rébellion. En face des lieux de travail : un remarquable village ouvrier qui comprend une cité et un ensemble d’équipements sociaux, culturels, festifs et religieux bâtis de 1838 à 1923.

Depuis 1983, le premier Ecomusée de Belgique occupe le site minier dans le but de sauvegarder et de valoriser le patrimoine industriel dans ses dimensions tangibles et intangibles.

Le site minier du Bois-du-Luc est un point d’ancrage au sein du réseau international ERIH.

Parcourir le site minier du Bois-du-Luc, c’est découvrir tout un paysage façonné par et pour le travail ; c’est aussi appréhender toutes les facettes de l’aventure industrielle et sociale, à l’origine de nos sociétés.

L’équipe de l’Ecomusée vous invite, au fil d’une agréable balade, à découvrir un exceptionnel village ouvrier où amélioration du bien-être et contrôle social des ouvriers se croisent. Ainsi, les mineurs se logent (cité), se nourrissent (épicerie, boucherie), se soignent (hospice, hôpital), se délassent (salle des fêtes, kiosque, arsenal de loisirs), s’éduquent (écoles, bibliothèque) et prient (église sainte Barbe) dans ce village qui en dit long sur les rapports sociaux. Face à la cité ouvrière s’élève le château du directeur, poste de surveillance idéal sur les lieux de travail et sur la cité. Dans le bureau du directeur, première étape de votre balade, vous pourrez découvrir la préhistoire de la vidéosurveillance !

Cité ouvrière Bois du LucCité ouvrière Bois du Luc
Extérieur Bois du LucExtérieur Bois du Luc
Intérieur Bois du LucIntérieur Bois du Luc

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Saint Roch de Thuin, 4 siècles de folklore !

Saint Roch de Thuin
La Saint Roch de Thuin. © Kim Foucart

La Saint Roch de Thuin : symbole d’une ville vibrant au rythme des tambours !

Chaque année, la marche de la Saint Roch de Thuin débute le 3 ème dimanche de mai. La Saint Roch fait partie des marches militaires folkloriques de l’Entre-Sambre-et-Meuse. Cette festivité prend place pendant trois journées et est un véritable incontournable dans la région et très attendu par tous les habitants de la Cité !

 

Un folklore reconnu à l’Unesco !

On trouve l’origine de la procession de Saint Roch dès le 17 ème siècle, lors d’une épidémie de peste. La confrérie Saint Roch avait pour habitude de chanter une messe en l’honneur de Saint Roch tous les mardis.En 1866, une épidémie de choléra fait rage. Et c’est à ce moment-là que le culte de Saint Roch prendra une part importante dans la ville de Thuin. Et c’est en 1867, que la procession s’installa le troisième dimanche de mai.

En 1868, le curé de la Ville-Basse demanda à l’Administration communale de faire escorter la procession par une marche militaire. Depuis cette date, la procession a continué chaque année.

Le 5 décembre 2012, les Marches de l’Entre-Sambre-et-Meuse sont venues s’ajouter à la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.

Aujourd’hui, la marche regroupe 14 sociétés thudiniennes, soit plus de 2.000 marcheurs. Du samedi au lundi, la ville de Thuin s’anime par des milliers de spectateurs venus voir la procession.

Voici le résumé du programme des 3 jours de la Saint Roch de Thuin :

  • Samedi :

À 21h : Tirs des Campes. Il s’agit de tirs d’honneur pour certains évènements. Ensuite, le cortège de la retraite aux flambeaux prend place. Il débute par la place du Chapitre et se termine au monument « Au Marcheur ».

  • Dimanche :

Dès 9h30 a lieu un hommage à la Chapelle Saint-Roch. S’ensuit la descente solennelle de la statue Saint Roch au départ de l’église Notre-Dame d’el Vaulx. La marche va ensuite prendre son cours dans les rues de Thuin pendant toute la journée. Les cloches du beffroi de Thuin sonnent à chaque moment fort du dimanche.

  • Lundi :

Les sociétés se rassemblent tôt de maison en maison. Les marcheurs se rendent ensuite dans l’église Notre-Dame d’el Vaux. À l’intérieur de l’église, une grande messe en l’honneur de Saint Roch est célébrée. La marche se rend ensuite vers la chapelle Saint-Roch. S’ensuit une marche dans la ville de Thuin.

Rendez-vous chaque 3ème week-end de mai pour venir festoyer avec les Thudiniens ! 

Saint Roch ThuinSaint Roch Thuin
St Roch ThuinSt Roch Thuin
Saint Roch ThuinSaint Roch Thuin

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Les Beffrois, prendre de la hauteur en Hainaut !

Beffroi de Tournai
Le Beffroi de Tournai. © J-P. Rémy

Les beffrois : fierté hennuyère, tous reconnus par l’Unesco !

En 1999, plusieurs beffrois situés en Belgique ont été inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. Leur ensemble se nomme : « 32 beffrois de Flandre et de Wallonie ». En 2005, l’Unesco ajoute 23 beffrois des Hauts-de-France ainsi que le beffroi de Gembloux. Ce groupe s’appelle désormais « Beffrois de Belgique et de France. » On peut donc compter dans ce groupement 5 beffrois situés en province du Hainaut qui se retrouvent sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Les Beffrois ont été construits entre le XIème et le XVIIème siècle. Ceux-ci ont rempli plusieurs fonctions au fil du temps : un rôle religieux, un rôle communal ou militaire. Ils illustrent différents styles architecturaux tels que roman, gothique, Renaissance et baroque. Ils sont devenus, au fil des siècles, un symbole de prospérité et de puissance des villes où ils se situent.

 

Beffroi de Binche 

Le Beffroi de Binche fait partie intégrante de l’hôtel de ville édifié au 14e s. Le monument fut reconstruit en style renaissance par l’architecte Du Broeucq après le sac de la ville par les armées françaises en 1554. Au 18e s., l’architecte Dewelz plaque une façade néo-classique sur le bâtiment. Après une importante restauration achevée en 1901, l’hôtel de ville a retrouvé son apparence renaissance. Un bulbe baroque coiffe le beffroi qui renferme un carillon dont plusieurs cloches remontent au 16e s. Les Armoiries de Charles Quint et de sa soeur Marie de Hongrie ornent le bâtiment.

Cliquez-ici pour plus d’informations.

Beffroi de Mons

Cet édifice de 87 mètres de haut est l’unique beffroi de style baroque en Belgique. Le Beffroi de Mons illustre le style baroque sobre, avec un décor classique.

Ce beffroi est une construction de prestige qui a également servi à la lutte contre le feu ou, durant la Deuxième Guerre mondiale, de point d’où se déclenchaient les alertes contre les bombardements.

Du haut de l’édifice, on peut observer le champ de bataille de la Bataille de Mons, le Borinage, la plaine de la Haine et les collines ou buttes entourant celle-ci ainsi que les cimenteries et les terrils des anciens charbonnages du Levant de Mons.

Le parc récemment rénové est accessible de 10h à 18h sauf le lundi.

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Beffroi de Tournai

Le Beffroi de Tournai est le plus ancien de Belgique (XIIe siècle). Inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, il domine la Grand-Place du haut de ses 72 m. La montée de ses 257 marches vous fera découvrir les salles occupées par les expositions didactiques, le cachot, la chambre du carillonneur et le carillon qui tinte à travers la ville tous les dimanches en période estivale (vers 15h30).

Erigé en 1192, le beffroi de Tournai symbolise les libertés communales. Sa cloche (« la Bancloque ») avertissait la population des procès et exécutions, invasions, incendies,… Le beffroi servit de tour de guet, prison, clocher et hôtel de ville. Le sommet offre le plus beau panorama de Tournai et de ses alentours.

Possibilité de visiter le beffroi. L’Office du Tourisme de Tournai met également à disposition un carnet de jeux destinés aux enfants afin de rendre la visite du beffroi plus ludique.

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Beffroi de Charleroi

Emblème des libertés communales, symbole de la puissance des villes, le beffroi de Charleroi, édifice remarquable de style Art déco, est bâti de pierres bleues, de pierres blanches, de briques spéciales et couronné de bronze. Il complète l’ensemble architectural de l’Hôtel de Ville. Il s’agit d’une tour de 70 mètres de haut et de 4000 tonnes. Son carillon de 47 cloches égrène quelques notes de mélodies composées par Jacques Bertrand (1817-1884), chansonnier wallon.

Il s’agit du plus jeune beffroi wallon et est inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le plan-relief (reproduction du plan-relief de Charleroi, fabriqué en 1696 pour le roi de France Louis XIV) et le beffroi de Charleroi sont accessibles tous les mercredis et samedis à 14h30, sauf les jours fériés. Les visiteurs doivent se présenter à la Maison du Tourisme à 14h30. Un agent d’accueil les accompagnera à l’hôtel de ville pour visiter les deux sites. Accès gratuit.

Des visites guidées sont également possibles sur demande auprès de la Maison du Tourisme du Pays de Charleroi, place Charles II, 20 – 6000 Charleroi

Cliquez ici pour plus d’informations 

Beffroi de Thuin 

Le Beffroi de Thuin a fait peau neuve en 2004 et offre au visiteur la possibilité de le visiter de la tête au pied. A l’aide d’un audioguide, Rufin le Tribouleur (sonneur de cloches) vous donnera des explications sur le carillon composé de 25 cloches ainsi que sur les cloches principales de grande envergure, Maria et Paula. Au sommet, du haut de ses 40m, les 4 niches offrent un panorama exceptionnel sur les vallées de la Sambre et de la Biesmelle. Découvrez l’architecture remarquable de ce bâtiment. Envie d’en savoir plus sur les artisans qui ont œuvré à la rénovation du beffroi ? Un film vous relate sa restauration sur un an et des panneaux trilingues complètent votre information sur son histoire et celle de ses « compagnons » inscrits au Patrimoine Mondial.

Cliquez ici pour plus d’informations. 

Beffroi CharleroiBeffroi Charleroi
Beffroi MonsBeffroi Mons
Beffroi BincheBeffroi Binche
Beffroi ThuinBeffroi Thuin
Beffroi TournaiBeffroi Tournai




SILEX’S, un des sites les plus anciens du Hainaut !

SIlex's
Le Silex’s vu de l’extérieur. © WBT – J-P. Remy

Silex’s, l’un des sites les plus anciens du Hainaut et reconnu à l’Unesco !

Le site archéologique de Spiennes est reconnu par l’UNESCO depuis l’an 2000. Il s’agit de l’un des plus vastes et l’un des plus anciens centres d’extraction de silex d’Europe. Le site est composé de milliers de puits de mines. Son existence est attestée à l’ère paléolithique.

Le Silex’s, un site historique à l’Unesco !

SILEX’S est un centre d’interprétation bâti sur un site qui s’étend sur 100 hectares, au coeur d’une zone Natura 2000 à quelques km de la ville de Mons

 L’homme du néolithique a réussi à mettre en place des techniques pour construire des mines allant jusqu’à 16 mètres de profondeur afin d’extraire des blocs de silex. Le silex trouvé à Spiennes a notamment servi à la confection d’armes, telles que des haches ou des lances.

 De nombreuses activités sont possibles au sein du  centre d’interprétation de Spiennes :

  • Musée possédant une riche collection historique, mais également une visite ludique pour les enfants
  • Possibilité de se balader à pied ou à vélo dans la zone Natura 2000
  • Rencontre avec les archéologues et visite du chantier accessible au grand-public (uniquement en semaine et pendant les week-ends d’activités)
  • Mais aussi possibilité de descendre dans les minières néolithiques

 Il faut savoir qu’en raison de conservation du site historique, la descente dans la minière néolithique, reconnue par l’UNESCO, est limitée à 5500 personnes par an. De plus, pour y accéder, il faut préalablement réserver sa visite dans les mines auprès de VisitMons.

 Le musée ouvre ses portes du 1er avril au 31 octobre, du mardi au dimanche de 10h à 16h, fermeture le lundi.

Si vous souhaitez descendre au fond des mines, il faut savoir que la descente s’effectue par une échelle verticale de 10m de haut. Un harnais anti-chute et un casque sont prévus pour chaque visiteur.

/ ! Attention :

La visite est interdite aux enfants de moins de 10 ans, aux personnes claustrophobes et présentant une faiblesse cardiaque ainsi qu’aux personnes sujettes au vertige et aux femmes enceintes. De plus, en sous-sol, la température n’est que de 12°C. Habillez-vous en conséquence (vêtements chauds, chaussures de marche et pantalon).

Comment accéder au SILEX’S

Parking + balade à pied de 15min jusqu’au site : Place de Spiennes Coordonnées GPS : 50.425435, 3.986929

Parking PMR (uniquement pour les personnes à mobilité réduite et les car/bus) – Ce parking se situe à proximité du site. Coordonnées GPS : 50.421535/3.979293

 

 


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Ducasse d’Ath, le combat entre David et Goliath !

Ducasse d'Ath
La Ducasse d’Ath. © L.Vanden Eynde

La Ducasse d’Ath, le combat entre David et Goliath !  

La ville d’Ath possède une histoire riche accompagnée d’un folklore que l’on ne retrouve nulle part ailleurs ! Tout au long de l’année, ses 30.000 habitants attendent tous avec impatience la traditionnelle Ducasse !

C’est lors du quatrième week-end d’aout que les géants de plus de 4 mètres de haut sortent dans la ville d’Ath.

Cette fête trouve son origine directement du Moyen-âge. La ville, surnommée la Cité des Géants, fut fondée vers 1160 et c’est en 1399 qu’on trouve la première mention d’une procession.

Le public peut suivre le cortège, composé de chars, de fanfares et de géants. Les habitants vivent la « Ducasse » avec beaucoup d’émotions témoignant ainsi d’un profond attachement à leur folklore.

Après avoir été proclamée « chef-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité » en 2005, la ducasse d’Ath a rejoint, en 2008, la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO.

Voici le programme habituel de ces 4 journées de la Ducasse d’Ath.

  • Vendredi :

15h : Le géant « Tirant l’ancien » veille au bon déroulement du tournoi de tir à l’arc.

22h : Le « brûlage des marronnes » de Gouyasse. Suivant une vieille tradition, le futur marié brûle ses pantalons la veille de son mariage.

  • Samedi :

La ducasse démarre à midi, lorsque la Julienne retenti.

15h : Goliath et sa future femme se dirigent vers le « Pont du Gadre » où ils danseront pour la première fois.

Ils vont ensuite prendre place devant l’église où ont lieu les « Vêpres Gouyasse ».

C’est vers 17h devant l’hôtel de ville que le moment fort de la ducasse a lieu. Le silence règne et tout le monde regarde le jeune berger David qui participe au jeu-combat contre le géant Goliath.

La soirée continue sur la Grand Place avec le concert de la Fanfare royale Union de Saint-Martin.

  • Dimanche :

Dès 7h du matin,  La clique des pompiers d’Ath réveille les rues de la ville.

L’après-midi, le cortège traverse la ville.

  • Lundi :

Toute la journée, les géants se promènent dans le centre-ville pour recevoir les remerciements des habitants.

La ville d’Ath est facilement accessible et se trouve à 60 km à l’ouest de Bruxelles, à 65 km à l’est de Lille, à 27 km à l’est de Tournai et à 23 km au nord de Mons.d’un 


Combat DucasseCombat Ducasse
Mariage DucasseMariage Ducasse
Ducasse dimancheDucasse dimanche

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La Cathédrale Notre Dame de Tournai

Cathédrale Tournai
© Visit Wapi – Jan D’Hondt

La Cathédrale Notre-Dame de Tournai : joyau architectural du Hainaut !

La Cathédrale Notre-Dame est un joyau de l’architecture médiévale inscrit sur la liste du patrimoine UNESCO en 2000. Ses dimensions impressionnantes (134 m de long pour 66 m de large et allant jusqu’à 83m de hauteur pour les plus hautes tours), son alliance harmonieuse des styles roman et gothique et son audace architecturale en font une référence parmi les monuments religieux de l’Occident.

Un témoin du temps …

Cette immense structure grise domine la ville de Tournai avec ses cinq clochers. Son incontournable architecture, ayant traversé les siècles, peut être aperçue depuis des kilomètres à la ronde ! Au total, ce sont trois cathédrales qui se sont succédé sur le site de la Cathédrale Notre-Dame de Tournai. La construction de cette troisième Cathédrale a commencé à partir du 12e siècle. Depuis, elle a survécu à plusieurs événements : saccagée par des iconoclastes au 16e et par la suite bombardée par l’armée allemande lors de la Seconde Guerre Mondiale.

En rénovation …

La Cathédrale Notre-Dame de Tournai subit malheureusement les dommages du temps. Le 14 août 1999, la Cathédrale a subi d’importants dégâts suite aux conditions climatiques de cette journée et un projet de restauration a été mis en place par la suite.

Depuis 2006, un vaste chantier de restauration est à l’œuvre au sein de la Cathédrale : stabilisation du chœur gothique, remplacement des toitures, nettoyage des murs en pierre et restauration des vitraux entre autres.

Le chantier est en constante évolution et est expliqué sur les palissades qui l’entourent. Au fil des mois, de nouvelles parties rénovées se dévoilent au public, pour le plus grand bonheur des amateurs d’art et d’histoire.

De véritables trésors…

La salle du Trésor est accessible à la visite, celle-ci peut être apparentée à un musée. En témoigne la présence des deux grandes châsses de Notre-Dame et de Saint Eleuthère, de précieux ivoires, des pièces d’orfèvrerie, une tapisserie d’Arras du XIVe siècle, ou encore le manteau porté par Charles Quint lors du chapitre de la Toison d’Or en 1531.


Notre-Dame CathedralNotre-Dame Cathedral
Cathédrale deTournaiCathédrale deTournai
Cathédrale deTournaiCathédrale deTournai

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