Un week-end à La Louvière

Samedi, neuf heures du matin. J’arrive à La Louvière et j’enclenche le chrono. C’est parti pour deux jours ! Mon défi est simple : en moins de 48 heures, je veux découvrir la Ville et ce qu’elle a à offrir. Je ne connaissais pas La Louvière autrement que par ce que l’on en dit parfois. A partir d’aujourd’hui, je la découvre telle que je la vois et surtout… Comme je l’entends !

Première belle surprise : le marché aux saveurs méditerranéennes

J’ai décidé de laisser la voiture sur le parking de la gare de La Louvière centre. Gratuit et à deux pas du centre, c’est vraiment la solution idéale. En remontant la rue Sylvain Guyaux, une première belle surprise m’attend. Ca commence par des odeurs du Sud, d’épices, d’olives. L’accent des maraîchers et des badauds vient compléter ce sentiment de vacances. Vous le savez sans doute, La Louvière, suite à son histoire, est une ville au profond ancrage italien. Le marché du samedi matin vous en convainc : le temps d’un marché, vous êtes transportés dans les plus beaux coins de l’Italie. Le ciel bleu du jour me conforte dans cette idée.

La Maison du Tourisme : le point de départ de mon parcours

Je quitte le marché pour arriver Place Mansart. C’est sur cette place, vivante et animée, que se trouve la Maison du Tourisme du Parc des Canaux et Châteaux. Laurent, Camille et Catherine m’accueillent. Oui, à trois ! Une chose est certaine, à La Louvière, on sait accueillir. Je leur fais part de mon projet : je veux découvrir, m’évader, manger, m’amuser et me reposer en un week-end ! L’intérieur de la Maison du Tourisme donne le ton et aide à se faire une idée du savoir-faire local. En une fraction de seconde, j’ai pu avoir un bel aperçu de ce que l’on pouvait voir, faire et goûter ici. Il suffit de faire un tour dans leur magasin pour y trouver son bonheur. On peut aussi y acheter des places pour visiter le site minier de Bois du Luc, inscrit au patrimoine mondiale reconnu par l’UNESCO. Les tickets sont à un tarif préférentiel, je me laisse tenter, je ferai donc un crochet par ce site pendant mon séjour ! Plutôt qu’un long texte, je vous propose une petite vidéo récapitulative de ce que l’on peut retrouver dans la Maison du Tourisme, ça vaut le détour :-)



Bon ! C’est pas tout ça, mais j’aimerais bien découvrir La Louvière ! Laurent, tu me proposes quoi ? Il fait super bon et je suis plein de motivation alors, je loue un vélo à la Maison du Tourisme et je file faire l’un des trois parcours à vélo que Laurent et son équipe proposent depuis peu ! J’ai envie de découvrir La Louvière dans sa diversité, alors j’opte pour un parcours qui me fait découvrir le centre ville, les canaux dont on me parle tant avec les ascenseurs à bateaux et les sites UNESCO immanquables. Au passage, vous pouvez d’ailleurs découvrir ces parcours sur le module CIRKWI de VisitHainaut en cliquant ici.

Bon, allez ! C’est parti !

 

On se retrousse un peu les manches et c’est parti pour une balade qui promet d’être pleine de surprises.

Premier arrêt, le Daily-Bul !

A la Maison du Tourisme, j’ai été surpris de voir que beaucoup de livres présentaient La Louvière comme un berceau du surréalisme. Vraiment ? Pourquoi ? Il fallait que je tire ça au clair. Et pour comprendre l’histoire qui lie le surréalisme à la Cité des Loups, une seule adresse, le Daily-Bul. Je fonce rue de la Loi, à deux pas de la place Mansart. Christine, une passionnée comme l’on en rencontre peu, m’accueille dans son mu…Ah non, on m’arrête tout de suite. Le Daily-bul, ce n’est pas un musée, c’est un centre d’archives, un lieu d’exposition, mais c’est surtout un état d’esprit. L’esprit Bul, c’est le surréalisme à l’état pur. De la provocation, de la désinvolture, du décalé à tous les niveaux. J’apprends une info totalement insoupçonnée : La Louvière, en 1935, est a seconde ville.. AU MONDE ( !!) à accueillir une exposition surréaliste. Tous les plus grands, comme par exemple Dali, y sont exposés ! En réalité, La Louvière est la seule ville qui ne soit pas une capitale à avoir été un berceau du surréalisme. Et ça, c’est exceptionnel.


L’exposition actuelle (et pour tout l’été !) du Daily-Bul est consacrée aux «tirages » de tête. Les surréalistes exposés y représentent plus de 70 tirages de tête totalement inédits et créatifs. Oubliez les filtres Snapchat, les surréalistes avaient déjà tout inventé ! Au-delà de sa collection exposée, le Daily-Bul c’est aussi un lieu d’exception, une maison de Maître extraordinaire, de la fin du 19ème siècle, qui vaut vraiment le détour. Un conseil : quand vous irez découvrir l’esprit Bul, demandez à rencontrer Christine ! Vous repartirez de là avec une montagne d’informations, d’anecdotes inédites et.. Un autre regard sur l’histoire de La Louvière.

Le Daily- Bul est ouvert du mardi au vendredi de 13h à 17h et le samedi et dimanche de 14h à 18h. Infos sur www.dailybulandco.be




A la rencontre de Leslie, Oui mais non hein !


Départ du Daily-Bul. Je me balade dans les rues, à la recherche d’un bon petit plat. Une façade attire mon attention. Un magasin au look des années 60, totalement décoré, réhabilité. Les articles sont originaux. C’est coloré, décalé, il ne m’en faut pas plus, je pousse la porte. J’entre carrément dans un univers parallèle. Celui d’une vraie artiste, passionnée et passionnante. Le nom de la boutique illustre à la perfection la mentalité. De la récupération (broc) avec une attitude rock ! « Salut, bienvenue à Brock’n roll ! » me lance Leslie, qui a de l’énergie à revendre. Et des choses à vendre, elle en a aussi ! Si, comme moi, vous aimez ce qui sort de l’ordinaire, alors vous avez trouvé le magasin à ne pas manquer. Entre les pin’s décalés, les bouquins géniaux, les accessoires de déco totalement barrés, il y a de quoi (se) faire plaisir !

Mais Leslie m’en voudrait de résumer Brock’n roll à un magasin. C’est en réalité tellement plus. Plasticienne de formation, passionnée de gravure et d’image imprimée, elle offre les murs de son local à des expositions temporaires, dans le but de rendre l’art accessible à tous. En clair, Brock’n Roll, c’est un espace d’expression, ouvert à tous les artistes, qu’ils soient confirmés ou débutants. Tous les trois mois, les murs changent… Mais l’esprit reste ! En ce moment, c’est une artiste dont je suis tombé vraiment fan qui expose chez Leslie ! Vous ne connaissez pas encore Sarah Conti ? Alors c’est l’occasion ! Cette artiste a réalisé des œuvres autour de la célèbre poupée russe, la Matriochka, qu’elle customise. Et le résultat, qu’il soit exposé ou collé dans les rues est juste… Incroyable. Je vous invite d’ailleurs à aller découvrir son univers sur www.saraconti.com et sur www.powertothepuppen.blogspot.be . Un vrai coup de cœur artistique, d’autant plus que Leslie expose également ses dessins originaux, avant qu’ils soient intégrés avec la Matriochka ! On peut y voir à quel point les traits sont précis.

Le Brock'n roll est ouvert le jeudi, le vendredi de 14h à 18h et le samedi de 10h à 18h et sur www.brocknroll.be

A taaaaaaaable !

Bon, au moins, maintenant je le sais ! La Louvière, c’est assez surréaliste. Maintenant, il faut casser la croûte et prendre des forces avant une après midi bien chargée, sous le soleil ! La Louvière, c’est un peu l’Italie en Belgique. Et la cuisine le prouve ! Arrêt au Passatore pour goûter une de leurs fameuses piadines.

Alors, en principe, si vous en êtes au même stade que moi, vous avez du réagir en disant « Mais c’est quoi une piadine ? ». Salvatore, un des patrons, m’a donné quelques indices pour que je puisse un peu mieux saisir. Pour les néophytes, une piadine pourrait être expliquée comme une « pâte à pizza, plus légère, que l’on farcit et chauffe ». Là, on est dans le résumé parce que, croyez-moi, la réalité elle a une saveur parfaite ! Avant même de recevoir son plat, il y a un truc inexplicable autour de ce resto. Une sorte de bonne humeur. Les tables en terrasse sont remplies, les habitués sont fidèles au poste et me conseillent sur les meilleurs plats à tester. J’opte pour une Primavera, une piadine de saison. À l’intérieur, du poulet mariné, de l’avocat, du citron, du radicchio, de la salade de blé, des oignons et de la crème de balsamique. Juste un régal.


Pendant le repas, je fais de belles rencontres. Il passatore, c’est d’abord le projet d’une vie de deux couples d’amis, qui se sont lancés dans la restauration sur les traces de leurs origines familiales. Tous les produits travaillés sont frais et sentent bon l’Italie. D’ailleurs, vous le verrez en découvrant la carte, les plats ont le nom des villes de la Région de La Romagna (autour de Bologne !). Entre 7 et 12 euros, une piadine est le repas idéal à midi, léger tout en étant consistant, ça me remplit de forces pour l’après-midi ! Passez y faire un tour et composez vous-même vos piadines (végétariennes ou non) et accédez au graal ultime : si vous créez une piadine originale et au goût qui plait, elle portera votre nom, comme les habitués l’ont fait ! 

Il Passatore est ouvert du lundi au mercredi de 9h à 16h30 et le jeudi au samedi de 9h à 23h. +32 (0)64/84.96.98

Et c’est reparti ! Direction le Centre de la Gravure !

Avant de m’élancer dans un tour à vélo, petit passage par la rue des Amours (ça ne s’invente pas !). J’ai adoré l’univers de Leslie et elle m’a conseillé d’aller faire un tour dans ce superbe musée, que je risquais de ne pas en être déçu. Voyons voir. Ce qui m’a d’abord plu, au Centre de la gravure, c’est l’espace. Le premier étage est épuré, grandiose. On peut prendre de l’espace pour admirer les œuvres. Comme le disait la chanson, c’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi, ça veut dire beaucoup. L’exposition actuelle (et jusqu’à la fin de l’été !) est en fait une double expo, consacrée aux Editions TANDEM, une association qui a édité et diffusé des livres et estampes depuis 1974.


Deux étages, deux atmosphères. Si le premier niveau m’a permis de découvrir les œuvres épurées, efficaces, des éditions TANDEM, dont vous retrouvez quelques exemples ci-dessus, le second étage m’embarque dans un univers que j’aime particulièrement. Les portes s’ouvrent, je retombe en enfance. L’exposition ILLUSTRE propose un savoureux mélange des œuvres de plasticiens hainuyers et d’albums de jeunesse. Au-delà des œuvres exposées, mon regard est directement captivé par ces étranges étagères, au milieu de la pièce.

 

Je m’y faufile. Elles contiennent des centaines de livres pour enfant, consultables à volonté. C’est dans ces moments que je me dis que j’aurais du venir accompagné d’une petite tête blonde (ou brune, d’ailleurs) et qu’elle y aurait à coup sûr trouvé son bonheur. Puisque je vous dis tout dans cet article, je dois donc vous avouer que j’ai joué une demi-heure avec les livres en carton qui, lorsqu’on les ouvre, créent un paysage en bricolage. Ca m’a rappelé mon enfance ! Bon, j’ai du redescendre sur terre quand j’ai vu le superbe nid d’oiseau à l’intérieur de la bibliothèque. J’avais envie de m’y jeter et d’y lire tranquillement. Les lois de la physique m’ont rappelé à la réalité et j’ai préféré éviter une partie de l’expo que je vous recommande vivement d’aller voir.

Sinon, coup de cœur ultime de la visite, ce mur. Comment vous dire ? Je pense que j’ai lu CHAQUE commentaire qui s’y trouve, tellement certains sont drôles, d’autres simplement beaux, sans que l’on n’ait rien à ajouter. L’artiste a, en réalité, voulu laisser un espace de création. Les enfants disposent donc de feutres et ont la possibilité de colorer l’œuvre ou de la compléter. Je m’en voudrais quand même de ne pas vous montrer un exemple de l’imagination géniale des contributeurs d’un instant. Moi, ça m’a bien fait marrer !



Si vous voulez revivre les expositions « TANDEM : de la gravure au livre » et « ILLUSTRE : lorsque les œuvres se racontent », c’est au Centre de la Gravure que ça se passe ! Retrouvez toutes les infos sur le site internet www.centredelagravure.be !

Centre de gravure et de l'image imprimée: 

Rue des Amours,10

7100 La Louvière 

+32 (0)64/27.87.27

Ouvert: du mardi au dimanche de 10h à 18h

www.centredelagravure.be



Direction les canaux !

On m’a toujours parlé de ces fameux canaux. Il était tout de même temps que je m’en fasse une idée ! Alors, c’est parti. On descend du centre-ville jusqu’à une petite route qui longe la berge. Pour ça, rien de plus simple, je me suis basé sur l’un des trois circuits proposés par Laurent, de la Maison du Tourisme. Et je dois dire que.. Ca en vaut le coup ! A peine quelques minutes après avoir quitté le centre-ville, je vous laisse juge du paysage qui m’accompagne !

 

Pendant tout mon parcours, je suis ébloui par la beauté des paysages que je traverse et par le calme qui règne le long de ce parcours. L’ambiance est relaxante. Les chemins permettent vraiment de prendre le temps de profiter de la vue sans se fatiguer. Vraiment, c’est un régal ! On longe 3 ascenseurs hydrauliques incroyables. Et petite précision pour ceux qui seraient inquiets des dénivelés, soyez rassurés ! Je suis loin d’être le sportif de l’année et cette balade m’a paru vraiment agréable et sans difficulté !








Un patrimoine UNESCO à deux coups de pédale : Bois-du-Luc !

Après quelques rues se dessine rapidement le Châssis à molette de Bois-du-Luc. Impossible de ne pas le remarquer. J’arrive sur ce site très impressionnant en remontant l’une des allées principales, qui couvre de part et d’autre des corons, qui ne sont rien de moins que les maisons dans lesquelles vivaient les mineurs autrefois. Longer ces logements, c’est déjà s’imprégner de l’ambiance qu’il devait y régner il y a à peine quelques décennies.

Inscrit à l’UNESCO depuis 2012, Bois-du-Luc est un site minier totalement unique au monde car il est absolument complet et intacte ! Rien n’a été modifié de ce lieu de travail et, plus généralement, de vie. De la cité ouvrière avec la maison typique d’époque aux ateliers en passant par le kiosque ou les machines d’extraction, rien ne manque et la plongée dans l’univers de labeur est totale. J’y rencontre Anne et Alain. Alain, justement, c’est un peu la mémoire vivante du site. Passionné absolu, il connaît Bois-du-Luc dans ses moindres recoins et a autant d’anecdotes qu’il existait de mineurs. Quand je traverse le site à ses côtés, j’ai l’impression de revivre l’époque, comme si les mineurs venaient de quitter les lieux, alors que le site est fermé depuis 1973. Ouvert en 1685, le site témoigne de ce qu’a été le travail mais aussi la vie des travailleurs. La visite d’une maison d’un mineur est tellement révélatrice pour se faire une idée du mode de vie précaire qu’ils avaient. Edifiant !

Je vous invite vraiment à revivre cette atmosphère hors-norme et à vous plonger dans un lieu où l’on vivait, travaillait, se nourrissait, se soignait, priait et s’éduquait sans jamais quitter le site et… le contrôle de son directeur. Après ce périple, je reprends le vélo. La journée (bien chargée!) se termine. Il est temps de rentrer se reposer ! Mais avant ça, si je prenais un peu de bon temps? Si vous voulez découvrir ce joyau reconnu au patrimoine mondiale de l'UNESCO qu’est Bois-du-Luc et découvrir la terrible réalité de ce qu’était la vie et le travail des mineurs qui ont marqué de manière indélébile le Hainaut, alors rendez-vous sur le site internet de Bois-du-Luc, www.ecomuseeboisduluc.be . N’oubliez pas, vous pouvez acheter vos tickets à un tarif préférentiel à la Maison du Tourisme du Parc des Canaux et Châteaux !

Ecomusée du Bois du Luc : 

Rue Saint Emmanuel 

7100 La Louvière

+32 (0)64/28.20.00

Ouvert:  de fin mai à fin octobre de  9h 17h en semaine et le wk et jours fériés de 14h à 18h 

              de Novembre à mai en semaine de 9h à 17h 

www.ecomuseeboisduluc.be 

A l’eau, y’a quelqu’un ?

Je redépose le vélo à la Maison du Tourisme. On pourra dire que j’ai mouillé le maillot ! Par souci de cohérence, je me dis donc qu’il faut donc maintenant que j’aille me mouiller, en maillot. Et pour ça, les louvièrois vous le diront, il y a un lieu idéal : le point d’eau. Sorte de fusion entre une piscine olympique, un centre aquatique et un institut Wellness, c’est l’endroit par excellence pour y finir une journée, en s’y amusant et en s’y détendant.


Je dois vous faire un aveu, mon âme d’enfant n’a pas totalement disparu et la première chose qui me mobilise, c’est de foncer vers les toboggans. Il y en a deux. Ils sont très sympas à prendre et donnent vraiment un sentiment d’amusement. Le premier toboggan nous fait arriver, après un jeu entre tunnels éclairés et lumineux, vers un bassin qui mène à la rivière sauvage. Disons-le franchement, c’est très sympa. Je m’y suis vraiment marré ! Bon, par contre, l’autre toboggan, là, je faisais moins le malin en y arrivant ! Le principe est clair : donner un sentiment de vitesse grâce à des virages serrés, jusqu’à aboutir dans une sorte d’entonnoir géant, duquel on fait plusieurs tours avant de basculer dans l’eau. Les sensations sont juste totalement folles ! A tester, vraiment ! Bon, je vais quand même aller faire quelques longueurs. La piscine fait 50 mètres de long. C’est un régal ! Et toute bonne histoire finit dans un jacuzzi alors, par conscience professionnelle, vous comprendrez que je n’eusse pu faire autrement. Se mettre dans un jacuzzi à bonne température et se détendre, juste avant de filer au sauna et au hammam, on peut vraiment dire que j’ai eu un début de soirée compliqué, non ?

Le point d’eau, à La Louvière, est l’endroit idéal pour passer un super moment, que l’on soit seul, en famille ou entre amis. Retrouvez tous leurs tarifs et les horaires sur www.pointdeau.be !

C’est l’heure d’aller dormir !

Fin d’une première journée bien chargée. Après un petit repas chez des amis, il est temps de recharger les batteries. Et pour ça, j’ai jeté mon dévolu sur l’hôtel Orange. Alors, précision d’emblée, non l’hôtel Orange n’est pas orange. Il doit son nom coloré à un élément central du folklore régional… L’orange du Gille. Tout l’hôtel est centré autour du thème du Carnaval, ce qui garantit une immersion totale.

Mention spéciale pour la moquette de l’hôtel, qui reproduit une véritable photographie des pavés de Binche, pendant son carnaval.  Ajoutez-y la musique du Carnaval en fond sonore et vous y êtes !

Bon, je dois reconnaître qu’en choisissant cet hôtel, j’ai opté pour la qualité, le confort et.. la sécurité du choix ! Je vous défie de trouver un mauvais commentaire sur cet hôtel hors du commun.  Meilleur hôtel hainuyer sur TripAdvisor, il  contient tout ce dont on a besoin pour un moment idéal. Salle de fitness, salles de réunion, à proximité de tous les sites incontournables, facile d’accès, bref, que des qualités qui m’ont séduits !

La chambre est hyper accueillante. Bon, j’ai juste sauté sur le lit comme un déchaîné avant de faire la photo pour vous permettre d’avoir une idée du lieu, sur ce coup là, je ne suis pas vraiment un champion ! Ce qui est extra, c’est l’ambiance que l’on peut donner à la chambre, grâce aux différents jeux de lumière. Et le design de la douche, à chaque fois décorée par un élément du carnaval, c’est juste génial !

Une superbe nuit, parfaite pour reprendre des forces ! Et des forces, justement, j’en ai pris lors du petit déjeuner de l’hôtel. J’y ai découvert « le Thé des louviereois ». Né d’un partenariat entre la Maison du Tourisme et les Thélices de Sophie, il est le premier né d’une série de douze thés, comme autant d’entités qui composent la région du Parc des Canaux et Châteaux. Douze thés, douze entités, douze mois. La loi universelle des séries a encore frappé !  Le goût vaut le détour. Il s’agit d’un thé vert avec des ingrédients relaxants comme de la verveine ou de la camomille, auxquels on ajoute des fruits frais comme l’ananas et la fraise ! Vous pouvez acheter votre thé à la Maison du Tourisme ou le déguster calmement à l’Hôtel Orange, dans un cadre superbe.

L’hôtel est tellement reposant que l’on y passerait bien la journée. Mais c’est pas tout ça, j’ai un programme à suivre ! Aujourd’hui, je me lance à la découverte de deux musées emblématiques, avant de m’accorder un petit moment détente et de quitter la Cité des Loups. Première escale, Seneffe ! Je prends la voiture et c’est parti pour un micro trajet de quelques minutes jusqu’au Château et son univers.

Seneffe, son château et son époque

L’arrivée au Château de Seneffe est impressionnante. Une longue allée mène à la cour du château, dans laquelle trône fièrement une œuvre massive. Quand j’emprunte ce long couloir pavé et entouré de verdure, un sentiment de quiétude s’empare de moi. C’est reposant, impressionnant. La première chose à laquelle je suis donc confronté, c’est une immense sphère de bois. A vue de nez, je dirais qu’elle fait 11 mètres 40 de haut et qu’elle est composée de 600 poutres de bois, assemblées par des vis de 24 cm (je dis ça à vue de nez, bien sûr…). Il s’agit en fait de la première œuvre de l’exposition « Origin »,  d’Aeneas Wilder, avec ses œuvres en plein air. L’artiste voyait en la cour d’honneur du Château de Seneffe un appareil génital masculin et la sphère représente alors l’ovule. Je vous avoue modestement que je n’avais pas pensé à ça, mais après coup, pourquoi pas. Je me suis surtout dit que c’était impressionnant, ce qui est déjà un bon début de lecture artistique de l’œuvre ! Ses œuvres sont en fait disséminées un peu partout dans le parc, principalement à l’arrière du château, donc.

Je mentirais si je vous disais que je n’ai pas songé, l’espace d’un instant, escalader la structure pour aller ensuite m’asseoir à son sommet, sur cette chaise, à 12 mètres et demi au dessus du plancher des vaches. Mais l’art, ça ne s’escalade pas (c’est aussi une superbe parade pour éviter de vous annoncer que j’ai un profond vertige, mais je ne suis pas certain de l’intérêt éditorial de cette info). Après une balade dans le parc, que je vous invite vivement à visiter tant il est vaste et coloré, j’entre dans le Musée.

Deux expositions. Toutes les deux consacrées au  18èmesiècle. Bon, déjà, petite précision. Le sol du château étant un superbe parquet pour éviter de l’abîmer, j’espère que vous aimez porter de superbes patins. Perso, j’aime à croire que ça me fait un petit style sympa ! Bon, fini de rire. Je commence par la première expo, au rez-de-chaussée. Quand je pousse la porte, j’ai l’impression d’atterrir tout droit dans une œuvre réaliste du 18ème.  Vous savez, on a tous déjà vu ces tableaux, qui symbolisent la vie de château des nobles ! Et bien c’est comme si vous étiez subitement projeté dans ces œuvres. L’exposition est vraiment immersive. Grâce à des odeurs, des bruitages, des films, des effets, on a précisément l’impression de vivre pleinement au 18ème.




On découvre la chambre à coucher (j’ai depuis voulu commander la même, avec un succès très relatif, j’en conviens), la salle à manger, la salle de bain, et de nombreuses autres pièces de vie, avec l’ambiance qui s’y rapporte à chaque fois. Expérience vivante !

Le 2ème étage, lui, est consacré au plaisir des jardins. Le début de l’exposition me permet de me faire une idée sur un sujet qui, je dois le reconnaître, m’était totalement méconnu. On y découvre, au travers des représentations et des pièces exposées, la transition de la nature sauvage aux jardins soignés. Ces jardins, d’ailleurs, font l’objet d’une certaine audace, avec l’apport de techniques scientifiques ! Les pièces suivantes sont consacrées à l’utilisation de la géométrie, à l’analyse de la météo, et à de nombreuses autres techniques qui entraient en considération dans l’art de créer son jardin au 18ème siècle.  Joignez à ces apprentissages des ruines antiques, des pièces de décoration, des produits issus des colonies et vous obtenez les nombreuses découvertes que vous ferez dans les pièces suivantes. Ce qui est assez chouette, c’est en fait de combiner les deux expos car cela nous permet vraiment d’avoir un regard sur la vie au 18ème, à l’intérieur et… A l’extérieur !  A la sortie de l’expo, passage à nouveau par le parc et ses nombreuses allées. D’un parc à un autre, il n’y a qu’un pas.  Direction Mariemont !

Si vous voulez découvrir le Château, son exposition extérieure et ses deux expositions intérieures, rendez-vous sur www.chateaudeseneffe.be !

Mariemont


Dernière étape muséale de mon périple, j’arrive à l’entrée du Parc du Château de Mariemont. Pour les voyageurs parmi nous, ce parc de 45 hectares et son cadre enchanteur ressemble assez à des espaces de verdure typiquement londoniens. De nombreux arbres, certains centenaires ! Comme on m’a particulièrement bien briefé, je peux étaler toute ma science devant vous : je sais désormais que dans ce parc, on y retrouve des hêtres pourpres, des tulipiers de Virginie, des séquoias géants et même de très beaux ginkgos bilobas (j’arrête, on va croire que je me la raconte ! ). Les statues valent la peine que l’on s’y arrête. L’une des plus connues est sans aucun doute la fonte en bronze des Bourgeois de Calais, de Rodin. Elle est l’un des quatre exemplaires qui existent au monde et, surtout, a été réalisée du vivant de l’artiste !

Quand on entre dans le musée de Mariemont, trois expositions s’offrent à nous. Un fil conducteur : celui de la mythologie. Au fil de mon avancée dans les trois niveaux, j’ai pu l’appréhender de manière différente et, clairement, c’est l’atout indéniable de l’expo ! Ma visite commence par l’exposition Dieux, Génies, Démons.  Je dois dire que je connais assez mal l’univers de l’Egypte ancienne. C’est donc avec une certaine crainte que j'entrais dans l’expo. Et très rapidement, j’ai pu remarquer qu’en réalité, les plus de 150 pièces exposées étaient expliquées de manière très détaillée. Isis, Hathor, Anubis et Osiris ne sont pas vos meilleurs copains ? Le Musée de Mariemont fait en sorte que ça ne soit plus un souci ! Sous forme de questions, on apprend un tas d’infos. Qui étaient ces Dieux ? Comment et pourquoi les représentait-on ? A quoi servaient-ils ? Un début d’expo très riche en apprentissage

Les Dieux, ce sont, finalement des héros.  Et la deuxième expo du musée de Mariemont, que je traverse, consacre un large espace aux « Héros d’argile et de papier », autour du travail de la terre cuite et des dessins relatifs à la mythologie. Au-delà des superbes œuvres que j’ai pu découvrir, j’ai en réalité pu me faire une idée de la conception que l’on se faisait de la mythologie dans la sculpture des anciens Pays-Bas. Ce qui est génial avec Mariemont, c’est que l’on apprend à découvrir un univers. En toute honnêteté, je ne peux pas affirmer que j’aurais pu foncer voir une exposition sur les héros d’argile et de papier. Et pourtant, le fait que j’entre dans ce musée et que je sois plongé dans un univers mythologique m’a fait apprendre tellement de choses que je m’en serais voulu de ne pas les avoir découvertes !

Et puis, troisième expo, sûrement celle dont on m’a le plus parlé avant mon arrivée, car la plus décalée, enfin, disons plutôt celle que l’on n’a moins l’habitude de voir fleurir dans les musées ! L’expo « De Stargate aux Comics ». Je ne vais pas tourner en rond avant de le dire : l’expo est juste géniale et à elle seule, vaut vraiment le déplacement (alors imaginez les trois ensemble !). L’idée est en fait vraiment séduisante : on ne compte plus le nombre de séries, de films, de BD, de jeux vidéos et j’en passe, qui sont construits autour du thème de la mythologie. Mariemont vient donner un regard de réalité dans toutes ces fictions.  L’expo est hyper sympa car elle donne des explications rationnelles à des éléments que l’on a tous déjà croisés dans notre jeunesse. Non, vraiment, un must see

Musée Royal de Mariemont 

Chaussée de Mariemont, 100

7140 Morlanwez

+32 (0)64/21.21.93

info@musée-mariemont.be

Ouverture du musée: du mardi au vendredi (sauf jours fériés) d'avril à septembre de 10h à 18h  et d'octobre à mars de 10h à 17h 

Ouverture du Parc: à partir de 9h d'avril à septembre, à partir de 10h d'octobre à mars jusque 17h de novembre à mars, jusque 18h d'avril à octobre et jusque 19h les dimanches et jours fériés de mai à aout. 

www.musee-mariemont.be

Un palais pas laid

Ok, le titre ne mérite pas que l’on me jette des fleurs. On en parle autour d’un verre ? J’ai l’endroit idéal.

Avant de quitter La Louvière, il y a un passage que je ne pourrais manquer, simplement parce que tout le monde me l’a décrit comme incontournable. Non, ce n’est pas un musée, même si les murs pourraient le laisser croire tant les pièces de souvenir s’additionnent. C’est en réalité un lieu de vie, un lieu de rencontre emblématique de toute une ville, où les habitués côtoient les touristes de passage. De l’extérieur, le café (je n’aime pas vraiment ce mot, car c’est en réalité beaucoup plus qu’un café) donne déjà le ton. Quand vous poussez la porte, vous entrez dans un vrai univers de belgitude, et je dirais même, de Centritude ! Oui, j’invente des mots, pour dire que les amoureux du Centre et de La Louvière s’y retrouvent ! J’y rencontre Rudi, le patron, et Andy, son fils. Des dictionnaires vivants de la centritude (j’ai adopté le mot !).

Chez eux, la spécialité incontestée, c’est l’Orval ! Vous savez, cette bière trappiste, si recherchée car si peu produite ? Et bien au Palais de la Bière, on vous sert juste les meilleures de toutes ! Je viens d’entrer chez le plus gros débit d’Orval de Belgique, après Orval lui-même, excusez du peu..  Et l’Orval, ici, elle a une particularité ! En effet, on peut choisir de la déguster « jeune », c'est-à-dire sortant de chez le brasseur, ou… Avec trois ans d’âge ! Cela diminue l’amertume, parait-il (je parle des bières, chez les humains, il faut parfois plus qu’un Orval pour diminuer l’amertume).

140 ans d’existence. 52 ans rien que pour Rudi, son père et ses fils derrière le bar. ça vous donne une idée de l’encyclopédie qui se trouve en face de vous ! Je peux vous garantir que Rudi, si vous lui demandez, peut vous expliquer l’ensemble du trajet depuis la cueille du premier ingrédient de l’Orval jusqu’au contact de la première goutte contre votre palais.  L’ambiance y est indescriptible. Qui que vous soyez, touriste de passage le temps d’un verre ou habitué, on vous parle et vous intègre comme si vous faisiez partie de la famille. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Rudi a été sacré Compagnon de la Louve, titre honorifique décerné par la Ville de La Louvière pour service rendu à la Ville, 40 ans jour pour jour après son papa..  Vous entrez dans une institution et, croyez-moi, ce n’est pas facile d’en sortir ! La fin parfaite d’un week-end riche en émotions.

Et voilà, c’est l’heure de partir ! J’ai découvert une ville que finalement, je ne connaissais pas ! Et quel plaisir. Chaleureuse et pleine de découvertes en tout genre, La Louvière a été le théâtre de belles rencontres et de beaux moments pour moi. Je vous ai décrit ce que j’y ai vécu et je vous offre maintenant la possibilité de vous faire votre propre idée et allez, je vous invite ! Gagnez VOTRE week-end à la Louvière et revivez toutes mes aventures